La question revient sans cesse : quelle est la meilleure période pour partir aux Philippines ?
La réponse courte est simple : il n’existe pas de mois parfait universel.
Les Philippines ne fonctionnent pas selon un schéma saison sèche / saison des pluies rigide.
Le climat est gouverné par des régimes de vents, des transitions, des perturbations locales, et des variations très marquées d’une année à l’autre.
C’est précisément pour cela que certaines idées largement répandues, comme le fait que février serait toujours le meilleur mois, sont inexactes.
Comment fonctionne réellement la météo aux Philippines
Deux grands régimes structurent l’année :
– Amihan (vent du nord-est) : air plus frais, climat souvent plus sec, mais mer parfois agitée
– Habagat (vent du sud-ouest) : air plus chaud, humidité plus forte, pluies plus fréquentes
Entre les deux, des périodes de transition peuvent offrir d’excellentes conditions, souvent meilleures que les périodes dites “idéales”.
Les tableaux climatiques donnent des moyennes.
Le terrain raconte autre chose.
Janvier
Temps généralement agréable, températures modérées.
Le régime Amihan est bien installé.
La contrepartie est souvent maritime :
la mer peut être formée, certaines traversées deviennent plus techniques, voire retardées.
Un bon mois pour les terres, la randonnée, la vie locale.
Plus aléatoire pour les itinéraires insulaires dépendants des bateaux.
Biliran
mer souvent agitée sur certaines côtes, cascades très actives, randonnées possibles mais parfois humides.
Février
Souvent présenté comme le meilleur mois pour voyager aux Philippines.
C’est une simplification.
Février peut être agréable, mais il n’est ni garanti, ni stable.
Le régime Amihan n’empêche absolument pas les pluies.
En février 2026, par exemple, plusieurs régions connaissent des pluies soutenues pendant toute une semaine, y compris en période supposée sèche.
C’est une situation réelle, observée, vécue sur le terrain.
Février peut offrir :
– une chaleur modérée
– une lumière douce
– une sensation de fraîcheur
Mais il peut aussi imposer :
– des pluies continues
– une mer agitée
– des ajustements logistiques nécessaires
C’est donc un mois correct, mais pas le mois idéal universel que l’on décrit souvent.
Biliran
végétation luxuriante, mais routes et accès naturels parfois boueux, mer irrégulière.
Mars
Période de transition très intéressante.
La mer commence à se calmer, les journées s’allongent, la météo devient plus lisible.
La chaleur augmente progressivement sans être encore écrasante.
C’est l’un des meilleurs compromis de l’année, rarement mis en avant par les guides.
Biliran
très bon équilibre, randonnées agréables, cascades encore bien alimentées, déplacements plus simples.
Avril
Le mois le plus chaud de l’année.
Ciel souvent dégagé, mer généralement calme.
Les conditions sont excellentes pour les îles, mais la chaleur peut être éprouvante si le rythme n’est pas adapté.
Un mois à privilégier pour ceux qui tolèrent bien les fortes températures.
Biliran
conditions idéales pour les cascades et les plages, mais rythme à adapter à la chaleur.
Mai
Début de l’instabilité.
Les premières pluies apparaissent, souvent en fin de journée.
La nature devient plus verte, les paysages changent radicalement.
Mois souvent sous-estimé, pourtant très intéressant pour une immersion authentique.
Biliran
paysages au sommet de leur verdure, atmosphère plus tropicale, très peu de fréquentation.
Juin
Entrée progressive dans le régime Habagat.
Les pluies deviennent plus régulières, mais rarement continues sur toute la journée.
La météo demande plus de souplesse dans l’organisation, sans rendre le voyage impossible.
Biliran
randonnées possibles mais plus techniques, nécessité d’un programme souple et adaptable.
Juillet
Humidité marquée, averses parfois intenses.
La météo devient plus imprévisible.
Certaines zones restent praticables, d’autres beaucoup moins.
Un mois réservé aux voyageurs flexibles, patients, et peu contraints par un planning rigide.
Biliran
île très verte, cascades spectaculaires, mais déplacements parfois ralentis.
Août
Statistiquement le mois le plus délicat.
Risque de fortes pluies et de perturbations tropicales selon les années.
Pas recommandé pour un premier voyage classique, surtout avec des contraintes de dates fixes.
Biliran
immersion possible mais réservée aux voyageurs expérimentés et flexibles.
Septembre
Retour progressif à des conditions plus stables.
Les pluies diminuent, la lumière devient plus douce.
Très peu de touristes.
Un excellent mois discret, souvent bien meilleur que sa réputation.
Biliran
très beau mois discret, nature dense, ambiance calme, excellente lumière après les averses.
Octobre
Transition nette.
Chaleur agréable, météo plus lisible, mer souvent plus calme.
Un des meilleurs mois pour voyager intelligemment, loin des clichés saisonniers.
Biliran
un des meilleurs mois, parfait équilibre entre végétation, météo et tranquillité.
Novembre
Retour progressif de l’Amihan.
Temps globalement sec, températures confortables.
Très bon équilibre entre climat, fréquentation et conditions de voyage.
Biliran
conditions stables, déplacements facilités, mer lisible.
Décembre
Conditions variables selon les années.
Climat agréable à terre, mais mer parfois agitée.
Période plus fréquentée, nécessitant une organisation plus précise.
Biliran
belle période mais à organiser finement selon l’état de la mer.
Ce qu’il faut retenir
Il n’existe pas de “meilleur mois” unique pour partir aux Philippines.
Il existe des périodes adaptées à des façons de voyager différentes.
- Février n’est pas une garantie
- Les mois de transition sont souvent les plus intéressants
- Les périodes dites “pluvieuses” ne sont pas à exclure, mais à comprendre
C’est exactement pour cela qu’un séjour bien pensé ne repose pas sur un calendrier figé, mais sur une lecture fine du terrain, au moment du départ.
et pour Biliran
- Février peut être pluvieux
- Les transitions sont souvent les meilleures
- La pluie fait partie du paysage, pas du problème

